Section 1: Origines de Rome

I. Fondation légendaire de Rome.

Énée ancêtre des fondateurs de Rome

1. SEPT ANS DE PÉRÉGRINATIONS

Au moment ou les Grecs pillent Troie, Énée, averti par sa mère Aphrodite, quitte la ville avec l'ordre de fonder une cité en Italie. Il emporte avec lui les statues des dieux de la cité, son père Anchise et son fils Ascagne. Après de nombreuses années de mer, par delà Thrace et la Crète il finit par arriver au large de la Sicile.

Mais à ce moment précis, Héra femme de Jupiter, poursuivant de sa vengeance la race Troyenne, déclenche une gigantesque tempête qui repousse la flotte d'Énée sur les côtes d'Afrique du Nord où il est accueilli par la fondatrice légendaire de Carthage la reine Didon.

Celle-ci s'éprend de lui et veut l'épouser, mais Énée, sur l'ordre de sa mère, quitte secrètement Carthage pour voguer vers une terre susceptible d'accueillir son royaume. On raconte que Didon après l'avoir maudit, se jeta dans un bûcher avant de se poignarder au milieu des flammes.

2. LE FONDATEUR DE LA CIVILISATION ROMAINE

«Vous aurez vraiment atteint la terre que vous poursuivez quand la faim vous forcera à manger ce qui vous servira de table. Alors, à cet endroit précis, vous fonderez une nouvelle ville... » . Voici les prédictions d'une des harpies, monstres au corps d'oiseau habitant les îles Strophades.L'avenir montra que ces paroles étaient véridiques. Un jour, Énée et ses compagnons ayant accosté sur un rivage inconnu furent pris d'une telle faim qu'ils dévorèrent les gigantesques galettes de seigle qui leurs servaient de table. Énée confiant dans les prévisions de la harpie décide de s'établir en ce pays et envoie des éclaireurs en reconnaissance. De retour, les éclaireurs lui apprenne que sur ces terres vit le roi Latinus seigneur de cet région. Latinus, possède une fille Lavinia qui selon une prédiction ne doit être mariée qu'à un prince étranger. Latinus voyant en Énée l'étranger lui promet la main de sa fille.

Mais Turnus un prince voisin ne l'entend pas ainsi. En effet la main de Lavinia lui était promise avant cette fatale prédiction. Pour se venger il déclare la guerre à Énée et à Latinus. Pendant plusieurs jours les armées combattent sans vainqueur ni vaincu, Turnus semble intouchable bénéficiant de la protection d'Héra qui ne perd pas une occasion de se venger des Troyens. Enfin un jour, Turnus accepte le duel que lui propose Énée. Le bruit des armes cesse, la voix de Turnus s'élève la première. Il dit que si il gagne les étrangers seront chassés du Latium. Puis, haute et claire s'élève la voix d'Énée: "Si je triomphe j'épouserais Lavinia et en son honneur je fonderais la ville de Lavinium."

Le combat s'engage violemment, soudain Turnus blesse Énée à la cuisse qui s'affaisse sur un genou; Poussant un cri de triomphe Turnus s'élance sur son adversaire. Mais Énée se redresse et tranche le tendon de son adversaire qui s'écroule à son tour dans la poussière. Turnus implore son adversaire mais Énée se souvenant de la mort d'un de ses amis tué par Turnus lui plonge le glaive dans la gorge.

Ainsi semblait exaucé le désir des dieux. Énée épousa Lavinia, s'établit au Latium où il fonda la ville de Lavinium. Le jeune Troyen se trouvait ainsi à l'origine d'une lignée d'où devait naître, quatre siècles plus tard, Romulus, fondateur de Rome.

3. Fondation historique de Rome.

Il y a des milliers d'années le peuple Ligures s'établit en Italie septentrionale. Des centaines d'années plus tard des peuples venant de Sicile et de Sardaigne occupèrent les régions méridionales, tandis que d'autres, originaires sans doute d'Asie, traversaient les Alpes.Ainsi s'installèrent Ombriens, Sabins, Èques, Volsques, Samnites,Osques et Latins. Ces événements se passaient environ 1000 av J.C.

Deux siècles plus tard les Grecs colonisent le sud de l'Italie. Pendant ce temps les Étrusques, venant d'Asie Mineure, s''installent en Toscane. Les Latins eux s'étaient établis dans la région appelée le Latium. . La ville d'Albe la Longue était à la tête d'une ligue religieuse regroupant les villages de la région. Chaque année les peuples latins se réunissaient à Albe pour célébrer les grandes fêtes religieuses.

3.1 L'aspect du pays

Il y a mille ans le Latium se composait ainsi: des espaces favorisant les cultures, mais dans les plaines s'étendant du Tibre à la mer Tyrrhénienne s'étendaient des marécages ou proliféraient les maladies , des collines émergeaient du reste et étaient à peu près protégées des maladies. C'est pourquoi les Latins s'établirent sur les hauteurs. De là ils asséchèrent de vastes marécages, y plantèrent des cultures et réglèrent le cours du Tibre. Malgré ces travaux qui rendirent les plaines habitables, les Latins continuèrent à vivre sur les hauteurs, se protégeant ainsi des razzias des Phéniciens et des Ligures qui régulièrement essayaient de piller leurs récoltes.

3.2 Pourquoi Rome a t-elle été construit sur la colline du palatin?

Les Latins avaient dû plusieurs fois repousser des invasions étrusques qui tentaient de s'approprier les vastes territoires fertiles du Latium. C'est pourquoi il décidèrent de construire une ville qui protégerait le Latium de ce proche danger.

Rome fut construite sur la colline du Palatin qui se trouvait sur la route des invasions étrusques et était un point clé pour le commerce maritime en dominant le Tibre qui donnait un accès direct à la mer. Il faut savoir que peu de routes étaient alors construiets c'est pourquoi les routes naturelles comme le Tibre avait une importance prédominante.

Tout porte à croire que la ville fut fondée pendant l'année 753 av J.C et reçut le nom de Rome venant soit de l'ancien nom du Tibre Rumon ou, ce qui parait moins probable, du nom grec Rome qui signifie force.

4.1 Le rite de la fondation d'une ville.

Le rite des Latins pour fonder une ville venait probablement des Étrusques.. Rome fut fondée selon toute probabilités en suivant cette coutume qui consistait à allumer un feu de broussailles à travers lequel saute chaque futur villageois pour se purifier.Puis le fondateur de la ville creuse un profond sillon et chaque personne présente verse une poignée de terre provenant de leurs anciens villages. Le fondateur change d'habits et attelle à une charrue un taureau pour tracer les limites de la nouvelle ville.Personne n'a le droit de les franchir avant la fin de la cérémonie sous peine de mort. Cela explique alors la légende de la mort de Remus tué par son frère.

4.2 Vie simple et difficile.

Les Latins n'utilisaient pas la monnaie. Il pratiquait le troc donnant par exemples des denrées alimentaires contre des outils.Les paysans vénéraient le dieu Terme qui protégeait leurs champs.Les pierres marquant la limite des champs ne pouvaient être placées qu'après un sacrifice au dieu.

Les villageois à l'époque de la fondation de Rome habitaient dans des grossières huttes de torchis et étaient en majorité pasteurs et paysans.Il n'y avait pas de spécialité comme boulanger ou cordonnier, les villageois en faisant office quand le besoin s'en faisait sentir

Vers le Ie siècles après J.C les Romains commencèrent à se pencher sur leur origines. Hélas il n'y avait pas beaucoup d'écrivains dans les premiers siècles d'existence de la ville, et donc, sur le plan écrit, la fondation de leur cité était à peu près inconnue au Romains. Heureusement pour les historiens romains, beaucoup de légendes circulaient par voie orale ce qui permettait de construire le passé de Rome.

II. Antique légende de Rome

1. Les Horaces et les Curiaces.

A l'époque du règne de Tullius Hostilius, Rome déclara la guerre à sa rivale Albe la Longue qui était la plus grande cité du Latium. Le roi ennemi Metus Fuffetius adressa ces paroles aux Romains : «Nous savons tous que nos voisins ,les étrusques, guettent le moment propice pour nous soumettre, nous peuples latins; cependant, nous sommes en train de nous disputer... Les Étrusques vont assister à notre combat comme un beau spectacle et, quand ils nous verrons affaiblis, ils se jetteront sur nous et nous écraseront sans peine.Pourquoi ne pas vider notre querelle en faisant combattre trois guerriers Albains contre trois Romains ?» Rome accepta ces propositions et désigna les trois frère Horace comme représentant de leurs cité tandis q'Albe choisissait les trois frères Curiaces.

Entre les deux armées au repos les 6 hommes s'élancèrent l'un contre l'autre avec violence. Après quelques minutes d'un violent combat deux des Horaces tombèrent frappés à mort, tandis que les Curiaces n'étaient eux que blessés. De l'armée Romaine s'élevèrent des cris de désespoir.

Soudain le dernier Horace eut un trait de génie. S'élançant avec agilité il fit semblant de s'enfuir pour ne pas affronter les trois Horaces à la fois. Tombant dans le piège les trois Curiaces le poursuivirent aussi vite que leurs blessures respectives le leurs permettaient.

A un moment donné le Romain s'arrêta et affronta le premier adversaire. Il le tua et abattit sans problème le deuxième Curiace qui arrivait épuisé. Quant au troisième miné par les blessures et la longue course il prononça ces paroles avant de le tuer : «J'ai immolé les deux premiers aux mânes de mes frères,j 'abats maintenant le troisième pour que Rome prévale sur Albe-la-Longue!».

Après cette victoire Albe fut rasée et ses habitants allèrent vivre à Rome. L'Horace fut banni un certain temps de la cité pour avoir tué sa sœur Camille en lui reprochant de se lamenter sur la mort de son fiancé, un Curiace, et non pas sur la mort de ses frères.

2. Horatius Coclès

Les deux épisodes légendaires qui suivent se déroulèrent pendant la guerre contre Porsenna le roi Étrusque de la ville de Chiusi qui avait mis le siège devant Rome après le bannissement de Tarquin le Superbe. Cette guerre se termina presque par la défaite des Romains c'est pourquoi les historiens romains se complurent à raconter les hauts faits romains qui s'y déroulèrent

L'armée étrusque décidée à mettre les siège devant Rome devait franchir le Tibre, malheureusement seul le pont Sublicius permettait l'accès à la rive opposé. C'est pourquoi un homme nommé Horatius décida de tenir le pont pendant que ces deux compagnons y mettaient le feu. Seul ,Horatius repoussa plusieurs fois les assauts de l'armée étrusque, avant de se jeter à l'eau au moment ou le pont s'écroulait rongé par les flammes. Horatius réussit à gagner la rive opposé malgré les javelots, et à rejoindre Rome. On lui érigea une statue sur le Forum et on lui donna autant de terre que sa charrue en délimiterait en un jour. Dans cette bataille il perdit un œil et on lui donna le surnom de Coclès c'est à dire le borgne.

3. Clélie

Pour que la paix soit conclue les Romains avaient dû donner à Porsenna vingt jeune hommes et vingt jeunes filles. Ces otages devaient rester éternellement à Chiusi, si les Romains ne respectaient pas leurs engagements. Clélie une des otages, à la tête de ses compagnes s'enfuit de l'armée étrusque, traversa le Tibre et rejoignit Rome. Le Sénat leur fit ses éloges dressa à Clélie une statue sur le forum mais renvoya les otages à Porsenna, un traité étant un traité. Heureusement pour Clélie, Porsenna se dit encore plus respectueux de cet acte de bravoure que de celui d'Horatius et épousa Clélie consentante.

III. Les Rois de Rome

1. De 753 à 509 Rome fut gouvernée par des rois.

Selon la légende Romulus fonda la ville et en fut le premier roi. Mais son existence est loi d'être prouvée et il est probable que son nom Romulus indique plutôt une personnification du Tibre.

Rome s'aggrandit rapidement. Elle se met à comprendre en plus du Palatin, le Quirinal ou étaient venus habiter les Sabins après l'épisode de l'enlèvement des Sabines. Le Caelius ou habitait les Lucère peuple ami des Romains et le Capitole.

Numa Pompilius le second roi de Rome est probablement légendaire. Son nom est formé du grec nomos loi et de pompa habit sacerdotal. Il institue les collèges sacerdotaux, les augures chargés de lire l'avenir dan le vol des oiseaux et les aruspices qui le prédisaient en lisant dans les entrailles des animaux.

Un siècle plus tard, devenue de plus en plus puissante Rome sous le règne de Tullius Hostilius déclare la guerre à Albe la Longue (les Horaces et les Curiaces) et la rase après avoir remporté la victoire.

Trois autres villes seront rasées après Albe à l'intérieur du Latium. Ancus Martius un autre roi de Rome fait venir leurs habitants à Rome puis il fonde le célèbre port d'Ostie qui finira par devenir le port le plus important de Méditerranée sous l'Empire

2. Tarquin (616 578 av J.C)

2.1 Son règne est marqué par la construction de magnifiques édifices

Rome est la plus grande cité du Latium Tarquin veut également quelle soit la plus belle. Il fait construire le Circus Maximus, agrandit le Forum et enraye une partie des épidémies qui sévissaientt à l'époque à cause du manque d'hygiène, en faisant construire la cloaca maxima, le plus grand égout de Rome

3. Servius Tullius (578-534 av J.C)

3.1 Des remparts remplacent les vulgaires enceintes faites de boue séchée.

Servius Tullius fait construire des remparts englobant les sept collines de Rome. Il faudra attendre l'empereur Aurélien pour que d'autres soit construits.

4. Tarquin le superbe (534-509 av J.C)

IV. La République romaine: Ses institutions

1. Rome devient une République

Lucius Tarquin surnommé le superbe règne en tyran. C'est pendant son règne que se produit le célèbre épisode de la sibylle de Cumes. Étant arrivée à Rome elle propose à Tarquin les neuf livres sibyllins pour un prix important. Tarquin refuse. Elle en brûle trois et les lui repropose, il refuse. Elle en brûle encore trois et lui propose. Alors Tarquin accepte les trois pour les prix des neufs et la sibylle disparaît. Tarquin est chassé en 509 et Rome se proclame République.


Après avoir chassé Tarquin le superbe en 509 av J.C les Romains ne voulurent plus q'un semblable état de chose puisse se reproduire. Ils instituèrent donc une république.

1. LES CONSULS

Les consuls devaient remplacer les rois. Ils étaient deux, élus pour une durée de 1 an et rééligibles. Ils commandaient l'armée et décidaient des manœuvres militaires en temps de guerre.

Ils étaient investis de la même autorité que les rois. Les citoyens romains leur devaient obéissance. Dans les grandes manifestations ils étaient escortés de douze licteurs portant une hache entourés de faisceaux. Cela symbolisait le pouvoir du consul. En effet ils pouvaient faire donner le fouet au citoyen et même le faire décapiter pour une faute majeure.

Pendant les assemblées, les consuls s'asseyaient sur des sièges pliants incrustés d'ivoire, les " chaises curules". Seuls y prenaient place les hauts magistrats qui avaient remporté de grandes victoires et exterminé plus de cinq mille ennemis.

2. LES SÉNATEURS

Sous la République le véritable pouvoir était détenus par les sénateurs.Ils rejetaient ou approuvaient les projets de lois, réglaient les finances, recevaient les diplomates, veillaient à l'application de la religion.Sans eux le consul ne pouvait prendre aucune décision importante. Au premiers temps de la république les sénateurs étaient recrutés chez les patriciens, mais les plébéiens purent peu à peu arriver à cette fonction. Les sénateurs étaient élus à vie. D'ordinaire ils étaient choisis parmi les anciens ayant déjà remplis de hautes charges dans l'état.

3. LA CURIE

L'assemblée des sénateurs formaient le Sénat (senex vieux), ils se réunissaient dans la Curie sur le forum. Pendant les séances de réunion les portes de la Curie étaient ouvertes mais personne ne pouvait y pénétrer.

4. LE PEUPLE

Pendant la République le peuple fut très important. Il se réunissait en Comices devant le Sénat et élisait les consuls, rejetait ou approuvait les lois proposées par ceux-ci. Mais pour que les décisions des Comices soient applicables il fallait que le Sénat soient d'accord.

Section 2: La vie quotidienne romaine

V. L'habitat romain


Les habitants les plus pauvres ne pouvaient habiter qu'en insulae, sorte d'immeuble sans chauffage, sans eau courante, avec des fenêtres sans vitres. Heureusement, au bas de chaque insulae se trouvait toujours une fontaine publique.

Au contraire les personnes riches habitaient dans des maisons très confortables: la maison à atrium. Sorte de grande pièce carrée l'atrium avait la particularité de posséder une grande ouverture dans le toit, le compluvium par où s'écoulait l'eau de pluie avant d'arriver dans l'impluvium bassin au centre de la pièce. L'atrium n'a pas de fenêtres mais grâce au compluvium c'était la partie la plus éclairée de la maison.

Dans la salle à manger triclinium, se trouvaient trois lits. Au maximum les convives pouvaient être neuf (trois par lit). Les femmes et les enfants n'avaient pas le droit à s'asseoir sur les lits ils devaient manger sur des chaises.

Au rez de chaussée les pièces à côté de l'atrium servent de bibliothèque, d'entrepôt, et parfois, quand il n'y a pas d'étages, de chambres pour les esclaves. Au fond se trouvent la salle à manger, le bureau du maître, la cuisine et des chambres pour les amis. Les pièces de réception sont décorées avec des statues, des vases et des tapisseries de valeur. Chez les nobles, on trouve l'armoire contenant les masques funéraires des ancêtres.

A l'étage se trouvent d'autres chambres et le quartiers des esclaves. Ses pièces possédaient des fenêtres en façades et des fenêtres donnant sur l'atrium.

Les anciens magistrats pouvaient posséder un masque funéraire qui permettait de ralentir leur décomposition puis qu'on accrochait dans l'atrium.Les pièces étaient assez petites. Les romains fortunés pouvaient posséder le chauffage central par un réseau de canalisations passant sous les dalles de la maison.

Si le propriétaire est marchand il peut prendre une partie de l'atrium pour en faire sa boutique.

Les romains ne possédaient que peu de meubles, les armoires semblent n'avoir été utilisées que vers la fin de la République. Parfois un jardin se trouvait au bout de la maison. On y cultivait des fleurs et des légumes.

Chaque famille vénère trois divinités domestiques : les Lares, dieux de la fécondité, les Mânes, dieu des ancêtres de la maison, symbolisées par le serpent, et les Pénates, dieux du foyer. A ces dieux, les Romains offrent du feu, du vin et de l'encens.


VI. L'art romain


Au temps de la seconde guerre punique, l'art romain proprement dit était pour ainsi dire inexistant. Les seuls objets quelques peu artistiques étaient des représentations de divinités en argile coloré que l'on trouvait au carrefour dans les grands bâtiments et dans les temples. Ces statues n'avaient elles mêmes pas un but artistique mais religieux.A l'époque, lorsque q'un conquérant prenait une ville, il emportait les statues religieuses de cette ville pour les placer dans ses propres temples. Ce geste n'était pas pour embellir la ville du vainqueur, mais pour se faire pardonner de la part des divinités étrangères, en leur donnant une nouvelle ville.

1. L'art vient de la Grèce

Vers 200 av J.C les choses commencèrent à changer, car les Romains a force de conquête finir par prendre les colonies grecques établies en Italie. La prise de Syracuse provoqua un tele enjouement pour les objets d'art, que peu après les manières changèrent complètement. Au lieu d'enlever les dieux des villes, on préférait enlever de magnifiques statues en marbre et en bronze pour les emporter à Rome. Au Sénat, Caton, vaillant défenseur du " bon vieux temps ", vociféra inutilement contre de tels " ornements ", qui gâteraient disait-il, le caractère austère de la vie romaine. En vain. Toutes les personnes qui rentraient de Grèce vantaient les mérites des merveilleuses peintures, sculptures qu'ils y rencontraient. Peu à peu le goût des objets d'art se répandit à Rome

Rome devient la plus belle ville du monde

On vit peu après se répandre toute sortes d'objets de grande beauté à Rome. Chaque général victorieux défilait en triomphe accompagné de son butin de statues La mode se répandit, Paul-Émile, Cecilius Metellus, vainqueur des macédoniens, Scipion Publius, vainqueur des Carthaginois, Sylla et Pompée vainqueur de la Grèce et de l'Asie mineure firent pareil. De tout les coins de méditerranée les sanctuaires les plus vénérés les plus anciens, furent dépouillés de leurs patrimoine qui fut acheminé à Rome. Après le règne d'Auguste, Rome était la plus belle ville de Méditerranée

Des sculpteurs, peintres, ciseleurs grec en renom, s'y installèrent.

Mais contrairement aux Grecs qui cherchait à représenter la beauté, les Romains représentaient leurs faits d'armes, leurs dirigeants, et des événements importants de leur histoire.

2. La sculpture

La sculpture romaine est fortement influencée par la sculpture grecque. Mais si les grecs insistent plus sur l'harmonie des formes et le calme d'une oeuvre, au contraire les scupltures romaines expriment d'abord le mouvement et ont un aspect souvent sévère et martial.

C'est dans les bas-reliefs que l'art romain atteint son apogée. Celui de la colonne Trajane étalé à plat atteindrait 189 mètres de longueur.

Les Romains conservaient les masques de cire funéraires de leurs ancêtres, de cette façon il pouvaient connaître la représentation exacte de leurs visages. Ensuite les artistes romains s'en servaient pour réaliser les bustes en marbre et en bronze.

Pratiquement tout ce que nous connaissons de la peinture romaine vient des fresques mises à jour à Pompéi et Herculanum. . Les Romains peignaient sur toile et sur bois mais seul les peinture murales nous sont parvenus. Les Romains considéraient les peintres sur toiles et bois comme des artistes supérieurs aux peintres muraux.. Ils aimaient représenter des scènes champêtres, ou des trompe l'oeil qui leur donnaient l'impression d'habiter dans des espaces plus vastes.

VII. Les trois classes de la société

Depuis la création de Rome il existait différents ordres dans la société. Les patriciens et les chevaliers bien qu'en plus petit nombre formaient les classes dominantes. La richesse et la loi leur donne le pouvoir. Le reste de la population non esclave formaient la plèbe. Malgré de nombreuses luttes politiques au fil des temps, qui permirent à la plèbe d'avoir ses décisions, elle restait presque absente de la politique.De nombreux esclaves et affranchis vivaient dans la République puis l'Empire mais n'étant pas citoyens romains, ils n'avaient aucun droit politique.

Seul les citoyens romains pouvaient voter dans les assemblées et porter la toge. Ces droits furent plus tard étendus à tous les hommes libres de l'Empire. Les citoyens romains des villes se considéraient comme supérieurs aux provinciaux. Les femmes n'étaient pas citoyenne et n'avaient pas le droit de voter. Elles devaient veiller au bon fonctionnement de la maison et élever les jeunes enfants. Elles ne pouvaient témoigner devant un tribunal, ne toucher un héritage au dessus d'une certaine somme.

1.1 Esclave domestique:

Il y avait trois millions d'esclaves en Italie à la fin de la République. Ils ont le même statut que les femmes et les enfants et dépendent de leur maîtres. Ils viennent de Grèce, des campagnes de guerre et sont même parfois des citoyens déchus. Pour un romain il est naturel d'avoir un esclave, le nombre d'esclaves montrent la richesse et la position sociale de celui qui les possède. Les esclaves instruits sont chargés de conduire les enfants à l'école et peuvent même être leurs précepteurs.Après un certain nomres d'années, souvent le maître permet à l'esclave de se racheter. Une fois affranchi, l'esclave ne rompt pas pour autant ses relations avec son ancien maître. Ce dernier devient son patron "celui qui lui tient lieu de père". On continue à l'appeler esclave malgré son nouveau statut.

1.2 Esclaves gladiateurs

Contrairement au esclaves domestiques les gladiateurs ne sont pas bien traités, on les regroupe dans des casernes où on les entraîne à se battre. Ils sont des prisonniers de guerre, des esclaves ayant commis des forfaits, des condamnés à mort à qui l'on a proposé ce choix et même parfois des volontaires Les gladiateurs sont classés selon leurs tenues, il y a : le Thrace armé d'un petit bouclier rond et d'un sabre court; le Samnite, équipé d'un casque, de jambières, d'un bouclier et d'une épée ; le gaulois, ou Myrmillon, est très peu armé ; le Rétiaire a pour seules armes un trident et un filet. La création des combats de gladiateurs date de 264 av J.C. On oppose en général des gladiateur de catégories différentes.Au bout d'un certain nombre de combats, le gladiateurs a la possibilité de retrouver sa liberté mais certains préfèrent continuer les combats. La plus célèbre révolte des gladiateurs, est celle de Spartacus, un Thrace évadé de sa caserne à Capoue avec 70 hommes. Entre 70 et 73 av J.C des milliers de gladiateurs et esclaves vont se joindre à eux. Ils seront massacrés par Crassus une première fois, puis poursuivis par Pompée qui en fit crucifier 6000 sur la route menant de Capoue à Rome.

2. RICHES ET PAUVRES

Dans les premiers années de l'Empire, la différence entre riches et pauvres n'avait fait que s'accentuer. La moitié des habitants de Rome vivaient à la charge de l'État. Les pauvres s'entassaient dans des immeubles vétustes menaçant ruine , dans de mauvaises conditions d'hygiène, sans fenêtres et n'ayant pour approvisionnement d'eau qu'une fontaine a son pied. Les riches habitaient de belles villas souvent spacieuses ayant l'eau potable et parfois le chauffage central. Un exemple de luxe dans lequel vivaient les membres de la classe privilégiée fut la maison Dorée de Néron, une villa somptueuse entourée de splendides jardins, qui occupait une partie du centre de Rome.

2.1 LA PLÈBE

Les plébéiens composent la majeure partie de la population. Ce sont des professeurs, des médecins, des architectes, des marchands, des artisans, des paysans. Le gouvernement les faisait tenir tranquilles en organisant des jeux et des distributions gratuites de blé.

2.2 LA CLIENTÈLE

Parfois un homme libre en difficulté financière se plaçait sous la protection d'un "patron". En échange de son aide il lui donnait son soutien politique et dans les affaires. Chaque matin le client accompagnait son patron au forum pour l'aider et l'autre lui remettait de l'argent et des vivres.Cette coutume resta légale tout au long de l'empire.

2.3 LES CHEVALIERS

Les chevaliers faisaient partie de la classe privilégiée. A l'origine on était chevalier lorsque l'on pouvait assurer le maintien d'un cheval. Pour entrer dans cet ordre non héréditaire un homme devait posséder 400.000 sesterces. A cette ordre appartenaient les grands commerçants, certains gouverneurs de province, des vigiles et les prétoriens.

2.4 LES SÉNATEURS

Les sénateurs appartenaient à l'ancienne aristocratie patricienne ou aux familles plébéiennes dont un ancêtre avait accédé au consulat. Aucun sénateur ne pouvaient exercer une activité commerciale, leurs immenses propriétés leur assuraient des revenus confortables. Si un homme voulait devenir sénateur il devait posséder un million de sesterces. En public, les sénateurs portaient le laticlave. une toge ornée d'une large bande de pourpre et des chaussures rouges Au théâtre et lors des cérémonies religieuses. ils occupaient des places d'honneur.

2.5 L'EMPEREUR

A partir d'Auguste, l'imperium réservés aux magistrats fut donné au pontife et aux princeps. Le pouvoir législatif appartenaient encore au Sénat et aux Comices. En réalité l'empereur avait tout les pouvoirs. Il était entouré d'une nombreuse cour de fonctionnaires qui l'accompagnait dans tous ses déplacements et apparitions en public.

VIII Les divertissements romains

1. Le calendrier Romain

Avant César, le calendrier Romain est lunaire. C'est le grand pontife qui l'établi. Le calendrier est affiché sur les murs des temples. Il compte 355 jours répartis en 12 mois avec en plus un mois de vingts jours que le grand pontife place où il veut tous les deux ans. L'année romaine commence par le mois de mars.

Les Romains ont le droit à un jour de congé tous les neufs jours. Chaque jour est faste ou néfaste, les jours néfastes il n'y a pas d'activités politiques ou judiciaire. Les calendes, les nones, et les ides divisent le mois romain en périodes inégales qui varient selon les mois.

En 46 av J.C, le calendrier change. Jules César le réforme. Désormais l'année est solaire, compte 365 jours avec un jour de plus intercalés entre les 24 et 25 février tous les 4 ans.

2. Les Fêtes romaine

Les fêtes religieuses en l'honneur de divinités sont inscrites sur le calendrier. Certaines années, cinquante jours sont réservés aux fêtes, toutes accompagnées de jeux.

Les édiles organisent les jeux. Ils doivent souvent en payer une partie car le financement pour ces spectacles de la part du gouvernement est trop faible. Si les jeux ne rapportent rien au point de vue financier, aux élections ils peuvent apporter des voix.

Les romains aimaient se divertir. Une de leurs plus importantes fêtes sont les jeux organisés en l'honneur de Jupiter au début de septembre. Les jeux débutaient par une procession passant par le champ de mars, le Capitole, le forum pour aboutir au Circus Maximus. Cette procession était accompagnée par des musiciens.

Les Romains raffolaient de combats sanglants d'animaux et d'hommes, lors de l'inauguration du colisée par Titus en 80 ap J.C, les jeux durèrent pendant deux mois et 3000 gladiateurs et 9000 animaux y perdirent la vie. Les Romains furent responsable de la disparition des lions dans l'Atlas et de hippopotame en basse-Égypte.

Les Romains étaient de grands joueurs, lors des courses de chevaux, très prisées (on a vu des empereurs y participer et des groupes sans scrupules assassiner le cocher de la faction adverses) qui se déroulaient dans un cirque ( le Circus Maximus pouvait accueillir 250 000 personnes) ils pariaient sur le cocher qui allait remporter la victoire.

Le théâtre attirait aussi de nombreux spectateurs. Avec l'influence de la Grèce il pénètre en Italie. La première pièce est jouée en 125 av J.C. Les acteurs ne sont que des hommes et souvent des esclaves.


IX Les vêtements romains


Pour dormir l'homme romain garde sa tunica. C'est une tunique à manche courte formée de deux pièces d'étoffes cousues. C'est le vêtements des plus pauvres (paysans artisans esclaves).

Ensuite le citoyen endosse la toga pièce de laine semi-circulaire d'origine étrusque ( seul le citoyen peut la porter). Certains passent des heures avec l'aide d'un esclave à trouver les plis les plus artistiques possibles ( un noble avait fait un procès à un homme qui l'avait bousculé bougeant ainsi les plis de sa toge). La toge doit former une poche au niveau de la poitrine qui servira au citoyen pour mettre sa bourse et autre menus affaires.. Puis le citoyen enlève ses sandales d'intérieur soleae pour chausser des bottines en cuir souple calcei ( de couleur rouge pour les nobles).. Les militaires chaussent des sandales caligae.

À la fin de la République, la toge s'allonge, elle finira par mesurer 2m de large pour 5,60 m de long.

Il y a plusieurs sortes de toges: bordée de pourpre toga praetexta c'est l'habits des enfants mais aussi des sénateurs lors des manifestations publiques.

A dix-sept ans le jeune romain, considéré comme un citoyen à part entière (bien que la majorité soit à 31 ans), a le droit de porter la toga virilis de couleur blanche.

Lors des deuils, la toge est brune, pour les généraux vainqueurs richement brodée et pour les augures (prêtre chargé de lire l'avenir dans le vol des oiseaux instauré par Numa Pompilius voir les rois de Rome) jaune safran.

Les femmes portent aussi la tunica mais elle est plus serrée que celle des hommes. Par dessus elles enfilent une longue robe la stola. Les romains connaissaient en plus des bijoux les parfums ( fait souvent à partir d'ambre) et les produits de beauté. Il existait aussi différentes nuances de couleurs pour les robes tournant tout autour du pourpre.

Les femmes, pour sortir, endossent un grand manteau, pallium, descendant jusqu'au genoux . Il pouvait cacher le visage.

X LES GRANDS DIEUX DU PANTHÉON ROMAIN

1. JUPITER

est l'équivalent de Zeus. Il règne en maître sur les dieux et les hommes. Ses attributs sont la foudre, l'aigle et le chêne. Il était vénéré sur le Capitole auparavant couvert de Chêne. Jupiter était honoré. sous le nom de Très-Bon, Très-Grand.

2. MARS

Est assimilé à Arès. Il est le dieu de la guerre mais aussi du printemps et de la jeunesse. Il tient une place plus important chez les Romains que chez les Grecs

3. QUIRINUS

Quirinus représente la prospérité agricole et économique. C'est le dieu de la colline du Quirinal..

4. JANUS

Janus est un dieu typiquement romain. Selon eux il est plus ancien que Jupiter dans la cosmogonie bien que Jupiter soit plus puissant. C'est le dieu de Rome par excellence. Il possède deux visages ce qui lui permet de voir dans le passé et le futur. Il fut aussi un roi de l'âge d'or qui accueillit Saturne quand celui-ci fut détrôné par Jupiter

Janus passait aussi pour avoir épousé la nymphe Juturne, dont il eut Fons, ou Fontus, le dieu des sources.

5. VESTA

Vesta était la déesse du foyer, elle n'avait pas de représentation picturale. C'est un signe de l'ancienneté de son culte car les premiers dieux romains n'avaient pas d'images.

Dans son temple de Rome de forme ronde brûlait en permanence un grand feu. Ce feu était alimenté par les prêtresses de Vesta au nombre de six. Elles devaient servir Vesta pendant 30 ans et être vierges. Si l'une d'elle perdait sa virginité elle était enterrée vivante.

6. JUNON

Junon est la plus importante déesse de Rome. Elle régit le cycle lunaire.Elle a un rôle d'avertisseuse. En 390 av J.C, ce sont les oies qui lui sont dédiées, qui sauvent Rome de l'invasion Gauloise en donnant l'alarme. Junon était aussi invoquée lors des accouchements.

7. Minerve

Minerve correspond à l'Athéna grecque. Elle est la déesse de la culture, des arts, et de l'intelligence.

8. Neptune

Neptune est assimilé au Poséidon grec. Il est le dieu de la mer préside aux tempêtes et est, par ce, fait particulièrement invoqué des pêcheurs

9. SATURNE

Saturne correspond au Cronos grec. Il a aidé Janus comme civilisateur et comme roi de l'âge d'or. Pendant les saturnales, les classes sociales étaient inversées.

10. Pluton

Pluton est le dieu des enfers, il correspond au Hadès grec. Il juge les morts et règne sur son sombre royaume avec sa femme Proserpine.

11. Mercure

Mercure correspond au Hermès grec. Il est le messager des dieux et le dieu des voleurs des voyageurs et des commerçants. Il veille sur les carrefours

12. Apollon

Apollon n'a pas changé de nom car il n'avait pas d'équivalent et ne fut vénéré que tardivement. Il est le dieu de la médecine et le patron des médecins.

13. Diane

Diane correspond à la déesse Artémis Elle est la déesse de la chasse et possède deux sanctuaires principaux, celui de Capoue et un autre, sur les bords du lac Nemi près de Rome.

14. VENUS

Venus correspond à Aphrodite. Déesse de l'amour elle est la mère d'Énée, ancêtre de Romulus le fondateur de Rome. Jules César se disait descendant de Vénus.

15. DIVINITÉS AGRAIRES ET DOMESTIQUES

Les Romains avaient une multitude de divinités rustiques q'ils invoquaient en toutes occasions en voici les principales.

15.1 Faunus est le petit- fils de Saturne c'est l'une des plus vieilles divinités romaines. Il fut assimilé à Pan et représenté comme tel. Il protège les troupeaux et les cultures et rend des oracles en faisant bruisser les arbres . Faunus est lié à la fécondité et à l'origine, la célébration de son culte comprenaient la procession des Luperques ou des jeunes gens couraient vêtus de peaux de bêtes et flagellaient les femmes pour les rendre fertiles.

15.2 Consus veillait sur le grain enfouis dans les sol. Son autel se trouvait sous terre au milieu du grand cirque à Rome et on le déterrait à l'époque des consulia.

15.3 Palès protégeait les troupeaux et les bergers. Il est soit masculin ou féminin. Lors de la célébration de son culte, les berger sautaient plusieurs fois par dessus des feux de broussailles

15.4 Flora était une divinité du printemps, elle fit don aux hommes du miel. Selon Ovide, Junon ayant voulu concevoir sans son mari Jupiter, demanda à Flore de l'aider. Celle-ci lui donna une fleur qui par simple toucher rendait féconde. Ainsi Junon donna naissance à Mars dont le premier mois du printemps porte le nom.

15.5 Terme était un ancien dieu agricole. Il délimitait les frontières des terrains. Représenté d'abord comme une borne simple sans rien, on lui rajouta plus tard une tête mais pas de bras ni de jambes car il symbolisait l'immuabilité.

15.6 Les Lares confondus à tort avec les pénates étaient les personnifications des ancêtres. Elles protégeaient le foyer ou elles étaient vénérés.

15.7 Les Pénates protégeaient les enclos domestiques et les carrefours.

15.8 Les romains vénéraient aussi les Mânes qui étaient les âmes des parents défunts. Dans l'année il y avait deux fêtes qui leur correspondaient. Les Parentalia en février, où les morts revenus sur terre se nourrissaient du miel, du lait et du vin que l'on déposait sur leurs tombes. Et les Lémuria en mai, qui se célébrait la nuit. Le chef de famille lançait dans le noir des fèves de la même couleur et prononçait neuf fois "par ces fèves je me rachète moi et les miens", puis après avoir purifié ses mains il frappait sur du bronze pour effrayer les revenants en criant "Mânes de mes pères partez-d'ici" !


XI La politique romaine


¨Pour se lancer dans la politique un homme doit être citoyen romain (et faire partie de l'ordre privilégié pour certains postes), et posséder beaucoup d'argent. En effet beaucoup de fonctions, avant d'arriver consul, demandent de dépenser beaucoup, alors que le budget de l'état alloué à cette fonction est ridiculement faible. On ne peut commencer à exercer des fonctions politiques qu'à l'âge de 27 ans.

Le parcours à effectuer avant de devenir consul s'appelle Cursus honorum, ou carrière des honneurs.Voici les différents postes clés de la politique romaine.

1. Tribun de la plèbe: Si un homme est plébéien le seul poste auquel il puisse avoir accès est tribun de la plèbe. Il représente le peuple. Il l le pouvoir de recruter le Sénat. Il a un droit d'intercession lorsque une mesure lui semble contraire aux intérêts de la population qu'il représente

2. Questeur: C'est le premier poste, il s'exerce à Rome ou dans les provinces (40 postes au I er siècle av J.C). Il faut avoir 30 ans. Le questeur gère les finances de l'état et fait lever les impôts.

3. Édile: Il faut avoir 37 ans. L'édile s'occupe de la police, du maintien des bâtiments, du réapprovisionnement du marché. Il s'occupe aussi d'organiser les jeux, et souvent il doit en financer une partie.

4. Préteur: Le préteur s'occupe de la justice et remplace le consul lorsqu'il est absent de Rome. Ensuite il est nommé propréteur pendant un an dans une province.

5. Consul: A partir de 41 ans l'on peut devenir consul. Le consul a le pouvoir exécutif, s'occupe de l'armée, et la commande en cas de guerre. Ce pouvoir sur l'armée s'arrête à l'enceinte sacrée de Rome. Après, le consul sera nommé proconsul pendant un an dans une province.

6. Dicateur: Dans les situations très grave le Sénat peut nommer un homme dictateur. Cet homme a le pouvoir absolu mais son mandat ne dure que six mois.

7. Censeur: Il faut avoir été consul. Le censeur ne peut pas être réélu. Il s'occupe de faire la liste des citoyens romains et de recruter les sénateurs.

8. Sénateur: Les sénateurs sont élus à vie et recrutés parmi la classe privilégiée. Il s'occupe de superviser le travail des consuls et de voter les lois.


XII Le commerce


Entre toutes les provinces de l'empire, et les pays frontaliers, le commerce était intense. Les provinces ne pouvait subsister de leurs ressources locales et devaient importer d'une autre province certains produits de luxe ou de premières utilisation.

1. Les importations

Par exemple beaucoup de provinces manquaient de minerais dans leurs sol et devaient en importer d'Espagne, riche en métaux.. Même les produits de luxe étaient l'objet de trafic: Les romains étaient friands de produits de luxe: le papyrus qu'ils importaient d'Égypte, la soie chinoise, l'ambre, les esclaves, les animaux sauvages. (ils capturaient ces animaux pour les cirques, sans savoir les conséquences sur l'espèce. Ils menèrent les lions de l'Atlas à l'extinction)

Un marchand qui réussissait à affronter les dangers maritimes et terrestres avec une cargaison précieuse pouvait de venir très riche. Les marchands romains allaient jusqu'en Inde. Il y eu même des ambassadeurs de marahajah qui vinrent à Rome pour conclure des traités commerciaux. On sait d'ailleurs que les marchands Hindous s'étonnaient que la monnaie romaine change très souvent d'effigie (à chaque fois que l'empereur changeait) mais qu'ils appréciaient la stabilité du poids de la pièce.

2. Les exportations

Au début du 1er siècle, l'Italie fournissait aux provinces de nombreux produits qui ne pouvaient pas se trouver ailleurs. Des poteries de meilleure qualité propres à l'Italie, un vin très fort et une huile d'olive d'excellente qualité. Peu à peu les provinces développèrent leurs activités commerciales.

Rome était le pivot de tout ce commerce. En effet les Romains empruntaient la voie maritimes plutôt que les voies terrestres et les ports d'Italie servaient de relais entre les deux cotés de l'empire.

Les marchandises gagnaient les pot de Brindes, Pouzzoles et Ostie ; de là on les transportait à Rome par chariots.

3. La monnaie

La monnaie courante était la monnaie romaine, qui avait remplacé le didrachme d'argent utilisé un moment pour le commerce hors d'Italie.

Après Auguste, la monnaie ayant le plus de valeur fut l'aureus d'or valant 25 deniers d'argents, le denier valait 4 sesterces en laiton et le sesterce 29 as de cuivre.


XIII La médecine romaine


1. Les premiers médecins sont grecs

Pendant toute la période républicaine, la médecine ne fut qu'une discipline réservé aux guérisseurs ou charlatans qui s'en tiraient tant bien que mal. Elle était souvent pratiqués par des barbiers et des savetiers en plus de leur métier attitré. Ce n'est qu' au début du IIes ou la fin du IIIes que les premiers vrais médecins firent leurs apparitions. Ils étaient d' origine grecque. Le premier médecin dont le souvenir est été conservé s' établit à Rome en l' an 219 av J. C. Il se nommait Archagatus et était spartiate. Mais à cette époque la médecin souffre des préjugés qu' on les Romains traditionalistes comme Caton le Censeur à l' égard de l'hellénisme.

2. Le perfectionnement de la médecine

Il faut attendre le premier siècle avant JC pour que la discipline commence à percer. Asclépiade de Pruse, médecin et philosophe crée la première école privée de médecine à Rome. La première école officielle de médecine (scola medicorum) ne sera crée qu 'à la fin du règne d'Auguste. L' enseignement y était donné en grec. Des auteurs comme Varron, Pline l' ancien ou Celse s' intéresseà cette catégorie (Celse écrira un traité sur les qualités d' un bon chirurgien). Mais peu de citoyens romains choisissent la profession de médecin bien qu 'elle soit lucrative. Sous l' empire les choses évoluent. L' armée possèdent ses médecins (medici castrenses) et ver le IIes est mis en place un système d'assistance sociales. Des hôpitaux sont créés. Il s' agissait de médecin qui recevait leur salaire de l' Etat et donnait gratuitement des soins aux plus pauvres habitants. Rome en possédait quatorze (archiatri populares). Il existait aussi une catégorie de médecins attachés au palais impérial (archiatri palatini). Les archiatres bénéficiaient de plusieurs avantages, et certains firent de belle carrière politique. Ils étaient les seuls à devoir prouver leur science devant des experts. Mais pour tous médecins la possibilité de s' installer sans diplôme était freiné par les nombreuses sanctions que la loi prévoyait en cas de fautes graves exercées sur le clients.

3. Claude Gallien

Claude Gallien l' un des meilleurs médecins de l' antiquité avec Hippocrate fut un archiatre. D' origine grecque il commença à exercer la médecine à Pergame ou il fut nommé chirurgien dans une école de gladiateurs. il devint ensuite médecin du palais impérial de Marc-Aurèle. Il fit beaucoup de découvertes importantes. Il démontra que les artères sont parcourues par du sang et non par de l' air comme on le croyait à l' époque, et il prouva que le sang est envoyé par le coeur dans les veine et qu' il fonctionne comme une pompe.

4. Les différents types de médecins

Les famille riches avaient leur médecin particulier (souvent un esclave), les autres recourait aux service d' un médecin installé dans un cabinet ou ambulant. Il existait comme aujourd'hui plusieurs types de médecins. Les généralistes mais aussi, les ophtalmologistes, les chirurgiens et les dentistes.

Les oculistes paraissent avoir été assez nombreux et très compétent. Il savait procéder à des interventions sur des cas comme la cataracte ou l'exophtalmie. ils utilisaient comme médicaments des collyres à bases de substances végétales (myrrhe,safran) ou minérales (liquides ou solides). Les Romains ignoraient l' usage des verres de correction.

La pratique des interventions dentaires était très ancienne et atteignit un niveau assez haut de performances. En effet la loi des douze tables (450 av JC) interdisait la présence d' or dans la tombe des défunts sauf si le mort possédait un "bridge" en or. Ils savaient traiter les caries, la pyohrrée alvéolaire et poser des prothèses.

La chirurgie elle-aussi était très évoluée. Les fouilles faites à Pompéi on permis de mettre à jour de nombreux instruments qui nous révèle une technique très poussée. Les opérations se faisaient à vif ou sous anesthésiant comme le suc de mandragore ou l'atropine.Ils pratiquaient la trachéotomie, la trépanation, savaient enlever les amygdales et soigner une hernie. Il est normal que la chirurgie se soit si développée chez un peuple souvent en guerre et qui avait donc besoin de soigner un grand nombre de blessures.

5. Quelques remède

Voici quelques remèdes romains par les herbes: La reine des plantes médicinales était le laserpitium (sorte de persil qui entrait dans presque toutes les compositions pharmaceutiques. Il était utilisé comme digestif ce qui s' avérait très utile après les plantureux repas. Pour soulager les rages de dent, ils avaient recours à la pulpe de courge salée, mélangée à l'absinthe ou au suc laiteux extrait de la tige de sénevé. Pour soigner la chute de cheveux l' un des plus graves soucis des romains (l' un des plus grands bonheurs de Cesar fut le privilège de porter à tout moment la couronne de laurier ce qui lui permettait de cacher sa calvitie) il existaient plusieurs lotions. L' une d' elles se composait de safran, mêlé de vin, de poivre, de vinaigre, de laserpitium et de crottes de rats

L'alimentation des premiers romains est principalement composée de céréales comme l'orge,le blé et le froment. Avec ces trois céréales on fabriquait une bouillie (polenta) qui resta même pendant l'époque impériale l'aliment des plus pauvres. Cete bouillie était relevée par des herbes aromatiques comme la menthe et assaisonnée d'huile, le beurre étant inconnu. Cette bouillie était accompagnée de légumes comme la laitues,les poireaux,les choux,les olives,les fèves ou de fromage de chèvre.


XIV La nourriture romaine


1. Les aliments

Le pain apparut assez tard à Rome (IIIe siècle av J.C). Des galettes de céréales le remplaçait. Le pain était aromatisé avec des graines de pavot,d'anis et de céleri. On distinguait selon la qualité plusieurs types de pains: pain de fleur de farine, de farine moyenne, pain noir, pain complet,pain de son.. On le présentait généralement sous forme de miches rondes fendues en quatre.

La viande était réservée au jour de fête. Très tôt cependant, les familles riches prirent l'habitude de le consommer en abondance selon des préparations diverses. Les romains avaient une préférence pour la viande de porc et pour les viandes bouillies plutôt que rôties. Il appréciaient également les volailles et le gibier, mais aussi les oiseaux exotiques comme l'autruche, la cigogne, ou le paon.

Les sauces qui accompagnaient ces mets étaient généralement fort recherchées, l'une des préférées des romains était le garum obtenu à partir de poissons fermentés.

Les romains fabriquaient plusieurs sortes de vins: le vin de paille (vinum passum), le vin miellé (vinum mulsum), les vins artificiels à base d'absinthe, à la rose, à la violette, au poivre qui servaient d'apéritifs ou de médicaments, les vins de fruits (coins, grenades ...) et le vinaigre coupé d'eau (boisson du légionnaire).Les romains qui aimaient le vin le buvaient de préférence frais et généralement coupé d'eau. Le prix du vin n'était pas très élevé. Les crus les plus réputés provenaient de Capoue, de Pompéi, de Messine et surtout de Falerne. Les vins fermentés étaient interdits aux femmes.

Pour la pâtisserie la préférence des romains allaient aux gateaux à base de fromage, souvent réduit en poudre. Ils étaient le plus souvent, présentés enduits de miel, saupoudrés de graines de pavots ou de sésame, et cuit sur des feuilles de plantes ou d'arbres aromatiques.

2. Les repas

La journée du romain était ponctué de trois repas.

Le petit déjeuner (jentaculum) fot succint se composait de pain accompagné de miel ou de fromage,de raisins, d'olives et de lait.

Le déjeuner (prandium) était sobre et rapide. Il se prenait parfois debout. Il était composé d'un peu de légumes, de fruits, et avait comme boisson de l'eau ou du vin allongé

.Le souper (cena) était le repas principal. Il commençait à la tombée de la nuit et durait environ trois heures. Les plus pauvres se contentaient de polenta. Les riches romains se faisaient servir plusieurs plats précédés de hors d'oeuvres et accompagnés d'un mélange de vin et de miel. On servait d'abord les viandes bouillies,grillées ou en sauce. Après le plat principaux et une offrande aux dieux Lares, le repas se terminait par un second service qui comprenait des fruits, des gâteaux et des aliments excitant la soif. Puis pour les banquets on buvait à la santé des convives et des exhibitions de danseurs et de chanteurs avaient lieu. Lorsqu'on portait un toast, il était d'usage de boire autant de coupes que le nom de la personne concernée comportait de lettres.

3. La tenue à table

Pendant le repas, les convives s'allongeaient sur des lits spéciaux disposés en fer à cheval autour de la table. Les convives s'appuyaient sur un côté, le bras gauche posé sur un coussin, la main gauche tenant l'assiette pendant que la main droite tenait les aliments. Les romains se servaient de cuillères et de fourchettes à table mais non de couteaux les aliments étant prédécoupés.

4. Deux recettes du gastronome Apicius

Patina de Poire: Broyer des poires cuites et nettoyées au milieu avec du poivre, du cumin, du miel, du vin de paille, du garum et un peu d'huile. Après avoir ajouté les oeufs, faire une pâte, saupoudrer de poivre et servir.

Porcelet à la jardinière: Désosser le cochon de lait à partir du gosier, à la façon d'une outre. Le garnir de poulet réduit en quenelles, de grives, de becfiques, de ses abats hachés, de saucisses de Lucanie, de dattes dénoyautées, de bulbes séchés, d'escargots, de mauves, de poireaux, de céleri, de brocolis bouillis, de coriandre, de poivre, d'amandes. Ajouter quinze oeufs, du garum et du poivre. Recoudre le cochon le faire rissoler puis rôtir au four.

Les romains de la république avaient un sens aigu de la pudeur et évitaient de se déshabiller en public. La toilette consistait à un lavage chaque jour des jambes, des bras et du visage. Ils ne se lavaient complètement qu'une fois par semaine. Même les plus grandes demeures ne possédaient qu'une pièce minuscule la lavatrina qui servait aussi bien de toilettes que de salle de bains. Les familles pauvres n'avaient qu'une cuvette en bronze qui servait de baignoire.

Les choses commencèrent à changer vers la fin du II s av J.C et pendant tout le I s av J.C. Sous l'influence de la civilisation grecque, les premiers bains publics (balnea) apparurent à Rome. Ils n'avaient bien sûr rien avoir avec les thermes grandioses de Caracalla. Ces bains n'étaient en fait qu'un service proposé par des particuliers ne comprenant que de l'eau chaude et froide dans des baignoires communes avec massages et applications d'onguents. Cependant au début du règne d'Auguste, Rome en comptait environ 180.


XV Les Thermes


En 25 av J.C sur l'ordre de Marcus Vispanius Agrippa, ami de l'empereur Auguste, les premiers thermes authentiques furent construits. Ces thermes comprenaient tous les services des bains publics mais ils proposaient en plus de vastes piscines et des jardins pour se promener après la toilette. L'engouement des romains pour les bains n'allait plus s'arrêter. Rome à l'époque de sa splendeur comptait 11 grands thermes et 856 bains publics. L'entrée aux thermes était presque gratuite, elle coutait un quadrans moins cher qu'un litre de mauvais vin. Les thermes étaient fréquentés aussi bien par les jeunes romains que par les vieillards, ou les femmes. Les thermes possédaient pour celles-ci des pièces réservées ou des horaires particuliers.

1. Une après-midi aux thermes type du romain

Le romain commençait par se déshabiller au vestiaire. Puis, il allait faire quelques exercices physiques dans la palestre ou le gymnase couvert (sphaeristerium). Il se faisait ensuite enduire par un esclave des huiles spéciales sur tout le corps. Les romains qui ne connaissaient pas le savon, utilisaient de la cendre et de la soude. Ensuite le romain se débarassait de l'huile et de sa sueur avec la strigile sorte de racloir recourbé et en fer. Il pouvait aussi se faire masser et épiler.

Après ce la le romain pénétrait dans le tepidarium, salle ou la température tiède évitait un passage trop brusque pour le corps du chaud ou froid. Cette salle préparait au caldarium, salle concentrant le maximum de chaleur et d'humidité. Cette salle contenait la vasque à eau chaude et le bassin pour les ablutions. On pouvait ensuite passer dans le le laconicum et le sudatorium. Le pavement de ces deux salle était si chaud qu'on ne pouvait y marcher qu'avec des sandales de bois. Le bain se terminait par un plongeon dans la piscine d'eau froide (frigidarium)

Par cette procédure les romains qui ne connaissaient pas le savon, éliminaient les impuretés du corps. Après s'être rhabillé le romain pouvait se promener dans l'ombre du jardin.

2. A l'intérieur des thermes

A l'intérieur des grands thermes romains se trouvaient des coiffeurs, des pharmaciens,des parfumeurs, des tavernes.Ils possédaient même parfois comme ceux de Caracalla (construit entre 206 et 235 ap J.C) des bibliothèques et des salles de conférence.

L'organisations des services était très complexe. Le sous-sol des thermes de Caracalla possédaient des corridors suffisamment large pour que deux charettes puissent s'y croiser. Des convois souterrains passaient par des trappes qui s'ouvrainet dans le sol des thermes pour charger le linge sale à blanchir. Les convois servaient aussi à transporter les accessoires de toilette,le bois de chauffage etc...

3. Les pièces

Apodyterium ou vestiaire. Les vêtements étaient déposés dans des casiers installés à hauteur d'homme. Généralement il n'y avait pas de fermeture et un esclave les gardaient.

Sphaeristerium. Gymnase où après s'être enduit d'huile ou de cire, le romain s'exerçait à la lutte, aux armes ou aux jeux de balles comme le trigon qui se joue à trois ou l'harpastum ressemblant au rugby moderne.

Tepidarium. Salle de passage entre une pièce froide et chaude et vice-versa.

Caldarium. Pièce principale munie d'un bassin et de cuvettes. Dans les grands thermes, une piscine remplit d'eau chaude se trouvait dans le caldarium.

Sudatorium. Les grands thermes possédaient une pièce très chaude où l'on ne pouvait marcher sans sandales de bois. Cette pièce complétait la suée du corps

Frigidarium. Piscine remplie d'eau froide. Le roçmain s'y plongeait après un passage dans les salles chaudes comme le Caldarium ou le Sudatorium.

Hypocausis. Salle ou se trouvait les esclaves qui alimentaient le feu pour chauffer l'eau et les locaux.Sous les dallages de chaque pièce se trouvait un alvéole d'environ 60 cm de haut.Là du bois était brûlé, cela réchauffait les salles à travers le sol. La chaleur des bassins était entretenu de la même façon. L'air chaud formé dans le four montait dans la tuyauterie en terre cuite sous le revêtement des murs, et réchauffait les parois avant de ressortir par le toit.

Section 3: Les Guerres

XVI Les Guerres Samnites

En 343 av J.C la ville de Capoue demande de l'aide aux Romains contre ses ennemis les Samnites. Les romains ne cherchaient que cette occasion d'aggrandir leur territoire et se précipitent dans une guerre qui devait durer 50 ans.

1. Des victoires clefs

Au printemps de l'an 342 av. J.-C., les armées de Rome et des Samnites sont engagées dans deux grandes batailles, l'une près du mont Gaurus, au nord-ouest de Naples, l'autre près de la ville de Caudium..

Le consul Valérius Corvinus est à la tête de l'armée du Gaurus. Mais les Romains malgré leurs fréquentes attaques n'arrivent pas à faire céder les Samnites qui leurs infligent des pertes très lourdes. Voyant cela, le consul, se met en première ligne et attaque suivi de toute son armée. Galvanisée par l'exemple de leur chef, l'armée romaine balaye l'armée adverse en quelques heures.

La situation est tout autre près de Caudium, le consul Cornelius Cossus a été trop impétueux et s'est enfoncé avec ses hommes dans une vallée étroite. Profitant de la situation, l'armée Sabine encercle l'armée romaine. Mais un tribun militaire du nom de Decius Mus aperçoit une colline escarpée dans la vallée et conjecture que si une partie de l'armée romaine réussissait à l'occuper, elle mettrait en grand péril le camp adverse.

Le consul Cornelius Cossus charge aussitôt le tribun de réaliser ce plan.

Decius Mus avec quelques milliers de légionnaires arrive à occuper la hauteur sans donner l'éveil aux Samnites. Il décident alors d'attaquer leur camp. A ce moment là le consul lance une offensive avec toute l'armée. Attaqués de toute part les Samnites sont obligés de fuir et de reconnaître l'autorité de Rome sur Capoue.

Mais, ni les Romains ni les Samnites n'ont abandonné le projet de s'emparer de la Campanie.Les Romains agissent les premiers.

La ville de Naples est occupée par les Romains en 327 av J.C. Les Samnites confient aussitôt une armée à l'un de leurs plus grand chefs Caius Pontius qui part pour la Campanie.

Les Romains tiennent cette armée en échec pendant cinq ans.

Alors Caius Pontius décide de tendre un piège aux Romains. Il fait courir le bruit, qu'il va attaquer la ville d'Apulie alliée de Rome. Sans se douter du piège, les Romains lèvent une armée de 40000 hommes qu'ils envoient par le chemin le plus court , près de Caudium. A cette endroit la route se resserre pour former une gorge aux deux extrémités très étroites. Cette gorge a le nom de Fourches Caudines.

Les hommes de Caius Pontius sont cachés sur les hauteurs. Arrivant à la fin du défilé l'armée romaine aperçoit les blocs de pierres, elle tente de rebrousser chemin, mais derrière elle la route a été coupée par des amas rocheux. A ce moment là, les guerriers Samnites apparaissent, et forcent les romains à se rendre.(321 av. J.-C.).

Après sa grande victoire sur les les Romains, Caius Pontius écrit à son père, qui est connu chez les Samnites pour sa grande sagesse, et lui demande comment il doit traiter les ennemis tombés entre ses mains.

Le sage vieillard lui répond: « Soit les tuer tous, soit les renvoyer sains et saufs à Rome. Dans le premier cas, il faudra du temps pour que l'ennemi puisse reconstituer une semblable armée, et il nous laissera en paix. Dans le deuxième cas, nous aurons sa reconnaissance éternelle. »

Pontius décide de renvoyer les Romains à Rome, mais, voulant les soumettre à une grande humiliation, il les fait passer, courbés et désarmés, sous le « joug » composé d'une lance attachée horizontalement à deux autres fichées en terre.

Le Sénat romain indigné recrute aussitôt une puissante armée qui remporte la victoire de Bovianum. Le traité signée entre les romains et les Samnites reconnaît les Romains possesseurs de la Campanie.

2. La victoire Romaine

Cependant, les Samnites n'acceptent pas de se rendre si aisément, il préparent immédiatement une revanche.

Les Étrusques, Ombriens et Gaulois forment une ligue contre Rome en 298 av J.C et les Samnite s'empressent d'en faire partie.

Rome répond à cette ligue en recrutant trois armées. Elle envoie l'une en Étrurie, l'autre en Ombrie et la troisième reste à Rome pour protéger la cité.

Aussitôt les Étrusques abandonnent la ligue pour aller défendre leur pays. La bataille décisive a lieu à Sentinium et 35000 romains affrontent 50000 alliés. Au bout de trois jours Rome remporte une victoire décisive.

Les Ombriens, Étrusques et Gaulois signent la paix avec Rome. Mais les Samnites confient une armée à Caius Pontius et reprennent la lutte. Au bout de deux ans de combats, Caius Pontius est fait prisonnier et l'armée est détruite. Les Samnites sont obligés de se reconnaître vaincus et vassaux de Rome. (292 av J.C)

Après cinquante ans de guerre, Rome règne sur l'Italie centrale.


XVII La première guerre punique

1. Un chef intelligent

La guerre débuta en Sicile en 264 av J.C et fut tout d'abord favorable aux Romains. Après avoir pris Syracuse et Agrigente ils marchèrent sur Palerme, Trapanie et Marsala.. A ce moment Carthage contre-attaqua. Utilisant sa supériorité marine elle débarqua des contingents d'hommes armés sur l'île.

Les Romains perdirent une grande partie de leurs récentes conquêtes et se rendirent compte que Carthage aurait l'avantage sur eux si ils ne parvenaient pas à avoir la supériorité sur l'armée navale Carthaginoise.

Hélas ce n'étaient pas avec les vingt navires de guerre que possédait Rome qu'elle arriverait à prendre l'avantage sur les Carthaginois. Les Romains décidèrent donc de construire une flotte digne de ce nom.

En soixante jours, 100 quinquérèmes et 20 trirèmes étaient prêts pour le combat

Mais si les Romains avaient construit une flotte en deux mois, ils n'étaient pas devenus pour cela de plus habiles marins, ce qui laissait toujours l'avantage à Carthage forte de son expérience..Mais le consul Caius Duilius, commandant de la flotte, n'était pas inquiet. En effet, il avait eu une idée qui pouvait renverser la situation. Les Romains étaient de grands spécialistes des batailles terrestres. Il donna donc l'ordre de construire sur chaque bateau une sorte de pont-levis muni aux extrémités d'un crochet de fer.

Au printemps de l'an 260 av. 1.-C., près du promontoire de Myles (Milazzo, en Sicile),. survint le grand engagement.

A la vue des étranges ponts-levis hissés à la proue des navires romains, les ennemis demeurèrent un moment indécis, stupéfaits. Mais, certains de leur supériorité, ils engagèrent le combat.

Habilement manœuvrés les bateaux carthaginois, se rapprochaient rapidement des navires romains pour tenter de les éperonner. Mais lorsque les deux coques se trouvaient proches, les soldats romains laissaient tomber leur pont-levis qui crochaient dans le pont adverse. Les navires carthaginois se trouvèrent ainsi immobilisés

Ensuite les soldats romains débarquaient sur le pont du navire ennemi et engageaient un corps à corps sévère avec les carthaginois.

Grâce à cette stratégie 45 navires carthaginois furent envoyés par le fond et les Romains remportèrent leur première grande victoire navale.

2. Une grande victoire Carthaginoise

Cette victoire encouragea les romains qui débarquèrent des troupes commandées par le consul Attilius Regulus en Afrique près de la ville de Clupea (Kelibia), à l'est de Carthage.

Devant cette menace, les Carthaginois connaissant la supériorité des armées romaines sur terre firent appel aux services d'un général grec, le spartiate Xanthippe.

La grande bataille se déroula dans les environs de Tunes (Tunis), au printemps de l'an 255 av J.-C.

Après des heures de combats les Romains furent finalement débordés par la cavalerie ennemie et vaincus. Seuls 2000 des 20000 légionnaires se trouvant sur le sol d'Afrique purent rejoindre Rome. Les autres furent tués ou, comme le consul, fait prisonniers.

A cette défaite qui avait considérablement affaibli l'armée romaine se joignit un autre désastre : les deux tiers de la flotte romaine furent coulés par une tempête.

3. Le dénouement

Les Carthaginois reprirent la guerre en Sicile, bien décidés à en chasser définitivement les Romains. Mais ceux-ci résistèrent. Pendant près de sept ans la guerre fut faite de petites batailles et escarmouches coûteuses en hommes pour les deux camps.

Les Romains pour mettre fin à cette situation reconstruisirent une flotte.

En 241, 200 quinquérèmes commandés par le consul Lutatius Quintilius s'emparent de la place forte carthaginoise de Trapani(en Sicile).La riposte des carthaginois ne se fit pas attendre 400 quinquérèmes furent dépêchées en toute hâte pour reprendre la ville. Sans attendre l'ennemi, le consul prit les devants et surprit l'armée navale carthaginoise près des îles Aegates.La victoire des Romains fut écrasante, 50 bateaux ennemis furent coulés et 70 capturés. Suite à cette batailles les Carthaginois demandèrent la paix et durent céder les îles voisines. (Sardaigne et Corse en en 238-37 av J.C)

Après vingt ans de guerre, les Romains avaient remporté la première guerre Punique.


XVIII La seconde guerre punique


1. L'expédition d'Hannibal

La première guerre punique s'était terminée par la défaite des Carthaginois qui durent céder la Sardaigne, la Corse, et la Sicile. Pour reprendre des territoires, les Carthaginois entreprirent la conquête de l'Espagne qui réussit totalement. Les Romains leurs imposèrent donc de ne pas dépasser un fleuve, l'Ebre et de ne pas attaquer les cités alliées de Rome. Mais en 219 av J.C les Carthaginois se pensent assez fort pour braver cet interdit. Le commandant de l'armée carthaginoise, Hannibal prend la tête des opérations.

Après la déclaration de guerre, Hannibal quitte Carthagène et prend au bout de huit mois de siège la ville de Sagonte (alliée des romains) qui est totalement détruite.

Hannibal établit près de Tarragone un dépôt de munitions et prépare le passage des Pyrénées avec une armée composée de 50000 hommes à pied, de 9000 cavaliers et de 37 éléphants.

Au printemps de l'année 218 av J.C Hannibal commence sa marche sur Rome en traversant les Pyrénées.

Hostiles au passage de l'armée carthaginoise les habitants de la vallée du Rhône harcèlent son armée. Hannibal perd 12 fantassins et 1000 cavaliers.

Hannibal passe les Alpes avec son armée. C'est une terrible épreuve. C'est l'automne et les premières neiges tombent. Au total il faudra 9 jours à l'armée carthaginoise pour gravir les pentes et six pour les redescendre. Ce ne sont que 20000 fantassins et 5000 cavaliers qui arrivent épuisés en Italie, heureusement sur le sol d'une population alliée. (Tout les éléphants avaient péri, sauf deux qui mourront quelques jours après le passage des Alpes).

Rome contre attaque en envoyant une armée commandée par le consul Sempronius Longus en Afrique dans le but de préparer la prise de Carthage.

Conduite par Publius Cornelius Scipion, une armée quitte le port de Pise et fait route vers les côte de Gaule pour tenter d'empêcher Hannibal de traverser les Alpes.Mais arrivés à Marseille il apprend que Hannibal se trouve déjà dans la. plaine du Pô. Il doit rejoindre l'Italie avant qu'Hannibal ne prenne un avantage définitif. Il divise son armée et en envoie une partie en Espagne sous le commandement de son frère. L'armée du consul Sempronius est rappelée pour parer au péril le plus imminent.

En octobre 218 av J.C Publius Cornelius Scipion passe le Pô et affronte Hannibal. C'est la bataille du Tessin qui est une défaite pour les Romains. Hannibal continue sa marche.

Après la jonction effectuée avec l'armée de Sempronius, Publius Cornelius Scipion tente de nouveau d'arrêter l'avancée d'Hannibal, c'est la bataille de Trébie le 25 décembre 218 av J.C. C'est une terrible défaite pour les Romains qui y perdent au moins 20000 hommes.

Heureusement, le frère de Publius Cornelius Scipion; Cneius Cornelius Scipion est arrivé en Espagne et a détruit les réserves d'Hannibal.

Au printemps de l'année 217 av J?C conduit par le nouveau consul Flaminius, une armée Romaine tente de freiner Hannibal au lac Trasimène. Mais ce dernier profitant des brumes surprend l'armée Romaine qui est massacrée. Flaminius et 20000 soldats trouvent la mort, passés au fil de l'épée, ou noyés dans le lac.

Hannibal se trouve pratiquement aux portes de Rome, mais il préfère dévier vers l'Ombrie pour soulever ses habitants. Un dictateur Quintus Fabius Maximus est élu pour trouver un remède à cette situation. Il préfère aux grandes batailles, des petits combats pour affaiblir l'ennemi.

Suite à cette tactique a lieu la plus grande défaite romaine en 216 av J.C. C'est la batailles de Cannes. L'armée romaine fatiguée de la tactique de Quintus Fabius Maximus décide avec ses deux nouveaux consuls Paul-Émile et Varron de renouer avec les grandes batailles. C'est un désastre, 50000 romains, Paul-Émile et 80 sénateurs perdent la vie dans cette affrontement.

Hannibal voyage avec son armée dans le sud de l'Italie. Après la victoire de Cannes, il avait offert au Sénat romain la possibilité de traiter avec lui, mais le Sénat avait refusés, Hannibal n'étant pas en mesure d'occuper les villes alliées de Rome. Le Sénat comprend que pour réussir à vaincre son ennemi il faut couper les renforts qui peuvent arriver d'Espagne.

En 212 av J.C le consul Caludius Marcellus rase Syracuse ,Capoue et Tarente pour les punir d'avoir pris le parti des Carthaginois.

Hannibal campe à 4 km de Rome, les sénateurs organisent la défense de Rome.

En 211 av J.C, Hasdrubal le frère d'Hannibal vainc Cneius Cornelius Scipion et Publius Cornelius Scipion qui trouvent la mort dans la bataille. Mais en 209 Le fils de Cornelius Publius Scipion qui porte le même nom que son père venge son oncle et son père en détruisant l'armée d'Hasdrubal et en prenant Carthagène.

En 207 av J.C Hasdrubal quitte l'Espagne avec une armée forte de 60000 hommes pour rejoindre son frère.

Au printemps de l'année 207 av J.C, Hannibal et Hasdrubal sont prêt à faire la jonction de leurs deux armées. Heureusement pour les Romains, un chef audacieux le consul Claudius Néron disperse lors de la bataille du Métaure l'armée d'Hasdrubal qui meurt dans la bataille.

Hannibal ayant perdu toutes chances de s'emparer de Rome, quitte l'Italie pour la Sicile et tente de soulever les villes de l'île.

Hannibal demeure en Italie depuis treize ans, la situation s'est aggravée , Hannibal n'arrive pas à faire des alliances avec les petites cités de la région.

En 202 av J.C une armée romaine commandé par Scipion s'embarque pour l'Afrique à bord de 400 vaisseaux. Elle est forte de 25000 hommes. Le Sénat carthaginois demande en toute hâte à Hannibal de revenir en Afrique.

L'armée de Scipion écrase celle d'Hannibal lors de la bataille de Zama. Hannibal s'enfuit et le Sénat carthaginois se reconnaît vaincu. Rome a gagné la seconde guerre punique grâce à sa ténacité.


XIX Les guerres macédoniennes

1. Le début du conflit

Rome entra en conflit avec la Macédoine en l' an 199 av J.C. En effet, le roi de Macédoine Philippe V avait soutenu Hannibal et son armée pendant la seconde guerre punique. Rome était donc décidé à se venger. L'occasion se présenta lorsque la Macédoine envoya une armée conquérir Pergame et Rhodes, cités alliées des romains. Profitant de l'occasion le Sénat expédia plusieurs légions dans cette région pour surveiller les agissements ennemis.

Le campement fut établit aux pieds des montagnes sur lesquelles campaient les macédoniens. Pendant plusieurs mois, les deux armées se contentèrent de s'observer mutuellement sans bouger de leurs positions, attendant un faux pas de l'adversaire.Au printemps de l'année 198 av J.C, le sénat romains perdant patience, décida de nommer le jeune consul Titus Quinctius Flaminius à la tête de ses troupes avec ordre de déclencher les hostilités. Celui-ci enrôla 8000 fantassins et 800 cavaliers avant de quitter l'Italie.Malgré cela, il était risqué d' attaquer le camp Macédonien, solidement campée sur ses positions.Voyant cela, Flaminius décida de recourir à la ruse. Avec l'aide de bergers grecs qui lui servirent de guide, il réalisa l'encerclement de l'ennemi en trois jours. Après cela le consul donna l'ordre de l'attaque et remporta la victoire. Il dispersa l'armée ennemie et occupa une partie de la Grèce et de la Macédoine.

Pour se débarrasser du joug macédonien, plusieurs cités grecques (la ligue Achéenne, la ligue Béotienne et Sparte) se rangèrent aux cotés de l'armée romaine. En revanche, les cités grecques qui avaient conservées la prospérité sous le règne de la Macédoine lui restèrent fidèle.Pendant ce temps, le roi Philippe V avait rassemblé une nouvelle armée forte d'une phalange de 16000 hommes, de 7500 fantassins et de 2000 cavaliers. L'armée de Flaminius pouvaient lui opposer 20000 fantassins et 1200 cavaliers. Les deux armées se rencontrèrent à Cynoscéphales en Thessalie au mois de juillet 197 av J.C.

2. La Bataille de Cynoscéphales

La puissante phalange macédonienne composée de soldats alignés en rangs compactes armés de longues lances et protégés par de lourds boucliers faisaient face à la légion romaine moins serrées mais plus agiles.

Le début de l'affrontement fut favorable aux macédoniens, la phalange renversait tout et ses rangs impénétrables soutenaient tout les assauts. Hélas pour elle, elle n'avait qu'une action frontale, handicapée par son lourd armement. Tirant partie de ce défaut, Flaminius donna l'ordre à ses légions d'attaquer la phalange sur ses flancs et son arrière. Surprit par cette manoeuvre, les soldats macédoniens disloquèrent leurs rangs et s'enfuirent. La bataille tourna alors en faveur des Romains qui massacrèrent leurs ennemis trop lourdement chargés. Ainsi, 8000 macédoniens furent tués et 5000 fait prisonniers. Le consul obligea le roi de Macédoine à se rendre, lui imposant plusieurs conditions. Entre autres d'abandonner toutes prétentions sur les cités grecques. Les romains devinrent ainsi aux yeux des grec des libérateurs.

3. La guerre contre Persée

Une vingtaine d'années plus tard, la situation avait bien changée. Rome n'était plus du tout populaire en grèce. En effet, si les cités grecques étaient officiellement indépendantes, les romains exerçaient en fait, une surveillance assez étroite de leurs activitées.

En Macédoine, Persée avait succédé à son père Philippe V en 179 av J.C. Le nouveau roi nourrissait l'espoir de rendre à la Macédoine son ancienne splendeur, il décida donc de préparer une guerre contre Rome. Après avoir rassemblé une armée de 4000 cavaliers et de 4000 fantassins, il attisa le mécontentement des cités grecques envers Rome.Il envoya également des ambassadeurs en Syrie auprès du roi Antiochus, au roi de Bythinie, Prusias et à Carthage. Lorsqu'il eut terminé ses préparatifs il déclencha les hostilitées.

La guerre prit d'abord une tournure d'escarmouche, les romains et les macédoniens y connaissant des fortunes diverses. Mais en 168 av J.C le Sénat romain lassés de cette situation nomma le consul Paul-Emile à la tête de l'armée romaine. Celui-ci prépara minutieusement sa stratégie et son armée, faisant venir des troupes fraiches, des armes et des vivres en Grèce et réorganisant l'armée.

Les deux armées se rencontrèrent près de Pydna en Macédoine. Les campements étaient séparés par une rivière. Cette bataille fut déclenchée par les soldats, plus que par les généraux. En effet deux patrouilles romaines et macédoniennes s'étant rencontrées par hasard elles se mirent à s'affronter. Des renforts arrivèrent de parts et d'autres, jusqu'au moments ou les deux chefs décidèrent de lacher toutes leurs troupes dans la bataille. Paul-Emile adopta alors la même tactique que son prédécésseur lorqu'il vit arriver la phalange ennemie et remporta une victoire éclatante. 20000 macédoniens périrent dans cette affrontement et le roi Persée lui-même fut capturé. Paul-Emile revint à Rome et reçut les honneurs du triomphe. Toute la Macédoine devint alors Romaine.


XX La conquête de la Grèce


1. Après Pydna

Après avoir vaincu Persé, roi des macédonien à la bataille de Pydna en 168 av J.C, le Sénat romain punit sévèrement le peuple macédonien. Le royaume fut divisé en quatre état indépendants mais dans l'obligation de verser à Rome la moitié des impôts perçus. Les membres les plus imprtants des familles aristocratiques furent emmenées en otage. 70 villes furent détruites en Epire, l'un de foyers de l'insurrection

La Grèce, elle, resta indépendante, mais 1000 Achéens furent déportés en Italie, et de nombreux nobles hostiles aux romains furent mis à mort. La plus sévèrement touchée par la répression fut la ville de Rhodes qui perdit ses possessions asiatiques et qui subit un boycott commercial. Le territoire de la ligue Achéenne fut réduit, et les villes de Sparte et d'Argos en furent exclues permettant ainsi aux romains un meilleur contrôle sur la Grèce.

La paix fut ainsi maintenu cahin-caha pendant de nombreuses années. Mais le ressentiments de la population grecque à l'égart des romains ne fit que grandir. Autant que la Macédoine, la Grèce attendait l'occasion propice pour se révolter contre Rome.

2. Premiers soulèvements.

En 148 av J.C un aventurier du nom d'Andriscos se fait passer pour le fils du roi Persée avant de se faire couronner roi. Une grande partie des macédoniens se joint à lui pour lutter contre le joug romain. Mais il sera balayé par l'armée du consul Mettellus près de Pydna avant d'avoir put réaliser une véritable révolution.

Un autre événement accrut la haine des grecs à l'égard de Rome. En 147 av J.C, les survivants de la déportation aux nombres de 300 revinrent dans leurs cités et commencèrent aussitôt une propagande anti-rome. Les cités de la ligue Achéenne obligèrent alors les cités alliées à Rome à se ranger à leurs côtés. Dans toutes la Grèce, les citoyens des cités s'armèrent et s'engagèrentnt pour lutter contre l'envahisseur romain.

Inquiet de l'attitude menaçante des grecs, le Sénat romain dépêcha des ambassadeurs à Corinthe la ville la plus puissante de Grèce pour lui demander de quitter la ligue Achéenne. Ils sont accueillis par des démonstrations d'hostilités de la part des habitants. Les hommes leurs hurlaient de quitter définitivement la Grèce, alors que les femmes leurs projetaient des sauts d'ordures sur la tête.

3. La Guerre est déclarée

Les chefs de la ligue Achéenne savaient que Rome était engagée dans une guerre contre Carthage et l'Espagne ou les habitants s'étaient révoltés.Ils espéraient que Rome, débordée par la situation abandonne ses prétentions sur la Grèce. Ils encouragèrent donc les soulèvement populaires et déclarèrent la guerre à Rome. La Béotie,l'Eulée,l'Eucride rejoignirent leurs rangs.

Le Sénat romain dépêcha en toute hâte, une arme sous les ordres du consul Mummius et une flotte sous les ordres de Metellus.L'armée romaine débarqua à Bucopétra dans les environs de Corinthe.

Mieux équipée et entrainée elle décima l'armée de la ligue avant de prendre Corinthe.Là le consul Mummius ordonna la destruction de la ville (146 av J.C). Seul l'acropole et les temples furent épargnés. D'innombrables trésors artistiques furent détruit.Mummuis qui ne connaissait rien à l'art ordonna que ce qui avaient survécus fut transportées jusqu'à Rome.

C'était la fin de l'indépendance de la Grèce, elle devint une province nommée Achaïe. Elle devait rester avec l'Epire et la Macédoine sous la domination de Rome jusquà la décadence de celle-ci.

4. Rapport entre la Grèce et Rome après la conquête

Quelques années plus tard, les relations entre vaincus et vainqueur avait fortement évoluées.Mummius resté en Grèce ent tant que proconsul, avait réussit à gagner l'estime de la population par son honnêteté et son équité.De leur côté les grec,las des rivalités entre cités acceptèrent d'assez bon gré, la domination romaine. Ils apprirent à respecter et même à admirer comme l'historien Polybe la noblesse des institutions romaines. Ces derniers furent fascinés par la civilisation hellesténique, ils se mirent à inviter les maitres et philosophes grecs allant même jusqu'à imiter leurs coutumes et leurs façon de penser. Suite à l'engouement pour l'art d'innombrables copies de chefs-d'oeuvres grecs furent effectuer par les Romains.

Au siècle d'Auguste, la pensée grecque était tellement présente qu'Horace poète romain écrit:"La Grèce vaincue fut victorieuse de son fier vainqueur" De cette fusion des cultures naguit la culture classique.


XXI La troisième guerre punique

1. Un voisin ambitieux

Suite aux incessantes demandes de Caton l'ancien et de ses partisans pour déclarer la guerre à Carthage, le Sénat romain finit par céder. Mais il manquait un prétexte valable pour que l'armée romaine puisse se lancer dans cette vaste entreprise.

Ce prétexte fut trouvé en la personne de Massinissa roi de Numidie allié de Rome qui voulait s'emparer de la côte Tripolitaine appartenant aux Carthaginois. Après avoir supportée pendant trois ans les attaques du roi Numide, Carthage lui déclare la guerre au cours de l'année 149 av J.C

Le Sénat romain profitant de cette situation, soutien que Carthage, en attaquant un allié de Rome, avait violé les traités de paix et lui déclare la guerre. Le véritable but du Sénat était de raser Carthage pour qu'il ne reste aucune puissance en Méditerranée capable de rivaliser avec Rome.

2. La perfidie Romaine

Les Carthaginois, dès qu'ils connurent la nouvelle, voulurent négocier avec les Romains. Ils envoyèrent à Rome une ambassade composée de trente diplomates pour trouver un compromis. Les Romains décidèrent qu'ils épargneraient Carthage si elle leur remettait 300 otages issues des familles les plus nobles et toute son armée.

Les Carthaginois pour essayer d'éviter la guerre acceptèrent ces conditions et remirent les otages et le matériel de guerre au deux consuls dépêchés en Afrique avec une flotte et une armée puissante.

C'est alors que le Sénat romain commit l'une des plus grande perfidie de toute l'histoire romaine. Ayant remis le tribut les sénateurs carthaginois accoururent pour connaître la décision romaine. Voici les paroles qui leurs furent adressées « Nous vous louons, Carthaginois, d'avoir remis si vite vos armes et vos otages. Il ne vous reste plus maintenant qu'à entendre la dernière injonction du sénat. Allez et bâtissez une autre ville à 8o stades au moins de la mer. Nous avons l'ordre de détruire Carthage! »:

3. Une résistance acharnée

Les Carthaginois bien entendu, refusèrent, et se préparèrent à défendre la cité.Comme ils avaient remis toutes leurs armes aux Romains, les Carthaginois en forgèrent en toute hâte des nouvelles.La ville était protégée du côté de la mer et de la terre par de puissantes fortifications. Pour les garnir, tous les hommes et les femmes valides furent réquisitionnés.

3. Un interminable siège

Les Carthaginois remportèrent tout d'abord des victoires. Ils écrasèrent l'armée romaine, et détruisirent un grand nombre de leurs machines de guerre. Les Romains firent débarquer de nouvelles troupes en Afrique et changèrent les consuls responsables des opérations.Mais deux ans plus tard les Carthaginois résistaient encore.

Le sénat romain décidé à en finir nomma le meilleur chef militaire du moment, Scipion Émilien, le fils adoptif de Scipion l'Africain. Dès son arrivée il acquit l'estime de toute l'armée en sauvant par une manœuvre habile tout un contingent de légionnaires. Puis une nuit, il réussit à investir la partie neuve de la ville appelée Mégara avec 4000 légionnaires. Les Carthaginois se réfugièrent dans la citadelle.

Cependant Scipion, essaya de bloqué la voie maritime après avoir bloquer la voie terrestre de la ville. Il construisit une gigantesque digue pour boucher le port. Mais les Carthaginois réussirent à la percer et les bateaux purent continuer à accoster. Scipion Émilien décida donc d'en finir et lança l'assaut décisif sur la ville. Le premier objectif était le contrôle du port de Carthage, les Romains s'en rendirent maître au bout de trois mois de combats acharnés.

4. La fin de Carthage

Au printemps de l'année 146 av J.C Scipion lança une nouvelle offensive visant à se rendre maître de la citadelle où les Carthaginois s'était massés. L'entreprise réussit et les Carthaginois furent contraints de se réfugier dans l'Acropole sur la colline de Bysna. Pendant six jours ce fut d'horrible combats de rue entre l'armée romaine et les carthaginois. Le septième jour les Carthaginois survivants se rendirent. Leur chef Hasdrubal se réfugia dans le temple d'Eshmoun. puis se rendit à Scipion. Sa femme en habit de fête, préféra alors se jeter sous ses yeux dans les flammes avec ses deux fils. Scipion laissa la vie sauve aux habitants mais rasa la ville

Ainsi disparut après trois ans de lutte héroïque, la ville de Carthage, la plus terrible ennemie de Rome.


Section 4: le militaire romain

XXII La marine romaine

La première vraie flotte romaine fut construite pendant la première guerre punique pour lutter contre les Carthaginois. Avant cela les Romains n'avaient jamais été un peuple de marins.

1. Construction d'un navire

Une fois les bords assemblées, on montait l'ossature du navire. Les poutrelles étaient encastrées avec des chevilles. La partie immergée de la quille était alourdie par des plaques de plomb. Une tablette à hauteur du banc de rameurs le plus élevé, permettait aux volets du premier ordre de rames de dépasser les ordres inférieurs, en augmentant le bras utile des rames.Pour utiliser la force du vent les romains utilisaient une voile carrée.Lors d'un combat, le mât et les voiles étaient démontés.

2. La piraterie

Comme navire de combat, les Romains utilisaient principalement le quinquérèmes, navires qui comportait cinq rangs de rames.

Rome s'assura la maîtrise des mers contre ses rivaux grâce à une innovations principale : le corbeau. Il s'agissait d'une sorte de pont- levis munis de deux crochets de fer qui permettait d'immobiliser le navire adverse et qui servait de passerelle pour l'infanterie qui débarquait sur le navire ennemi.Mais après les guerres puniques Rome laissa les grecs, devenus alliés après de rudes combats, s'occuper des mers pour son compte. Les pirates purent dès lors proliférer, à tel point qu'ils disposèrent de véritables flottes basées en Cilicie qui venaient couler et capturer les navires de commerce jusque dans les ports.

La situation devint intenable, et en 67 av J.C, Pompée obtenant du Sénat une flotte de 500 navires et des pouvoirs extraordinaires, débarrassa la Méditerranée des pirates en moins de deux mois.

3. Les différents navires romains

La quinquérème étaient long de 40 mètres et large de 7. L'équipage était composé de 300 marins et de 120 fantassins de marine commandés par une vingtaine d'officiers et de sous-officiers.

La décéris étaient longue de 45 mètres et large de 8. L'équipage était composé de 600 marins et de 300 fantassins de marines. Ce navire pouvait comporter des tours en bois à l'avant et à l'arrière.


4. Des marins soldats

Auguste réorganisa la marine de guerre en créant une flotte permanente; Les navires étaient basés à Misène près de Naples et à Ravenne sur l'Adriatique. Ils sillonnaient toute la mer Noire et la Méditerranée pour la surveillance. En outre une marine de transports et d'approvisionnement opérait sur des fleuves tels que le Danube, le Nil, le Rhône et sur des bras de mer comme la Manche

Le commandement de chaque flotte impériale était confié à un préfet militaire et celui de chaque unité navale à un triérarque.

Tous les marins étaient en même temps des soldats, encadrés comme l'étaient les troupes auxilliaires des légions. Après 26 ans de service, ils devenaient citoyens romains.


XXIII L'armée romaine


1. Les légions de la République

Au début de la République l'armée romaine ne comportaient que deux légions de 4200 hommes avec une cavalerie. Ces légions étaient sous les ordres des consuls, eux-mêmes assistés par six officiers supérieurs, les tribuns militaires( du temps de César il y avait 24 tribuns militaires). C'est eux qui choisissaient parmi les soldats, les centurions et autres officiers subalternes.

Lors des combats, les légionnaires étaient disposés sur trois lignes: en premier les hastatii armés d'une lance d'arrêt, en deuxième les principes et en troisième les triarri, soldats expérimentés capables de soutenir l'assaut final. Ils portaient tous une épée courte et un grand bouclier rectangulaire. Le combats débutaient par le lancer de javelots des vélites, jeunes recrues légèrement armées. Sur les ailes combattaient la cavalerie divisés en turmae de trente cavaliers commandés par trois décurions.


2. La réforme de Marius

Au 1er siècle av J.C le consul Caius Marius réorganisa l'armée en créant une armée permanente composée de volontaires et en la divisant en cohortes, unités tactiques plus fortes que des manipules.

Les troupes auxiliaires étaient recrutées dans les provinces et plus parmi les Italiques non nés à Rome.La réforme de Marius réorganisa les bagages. Le soldats portait tout sur lui, y compris son matériel de campement. Le poids total se comprenait entre 30 et 40 kg.

Puis Auguste, le premier empereur réorganisa à son tour l'armée. Des 45 légions que comptait l'armée romaine à la fin de la République, Auguste n'en garda que 25 mais grossit leurs effectifs. D'abord citoyens romains, le soldats vers Trajan furent majoritairement recrutés chez les non-italiques. Ceux-ci après vingt-six ans de service recevaient la citoyenneté romaine.


XXIV La vie d'un soldat


1. Un soldat potentiel sous la république

Entre 17 et 46 ans tout citoyen romain est un soldat potentiel.Mais ils ne sont recrutés que pendant une guerre.

Les romains étaient prévenus d'une levée de troupe lorsqu'un drapeau rouge flottait sur la citadelle. Il avaient alors trente jours pour se présenter au champ de Mars, ou les tribuns militaires les tiraient au sort jusqu'à ce que l'effectif des troupes recrutées soit atteint. Ensuite les soldats prêtai serments aux tribuns qui prêtait à leur tour serment au général.


2. L'Équipement

Le citoyen devait s'équiper à ses frais, l'état ne fournissant pas les armes et les armures.

le cavalier : un cheval, une lance un bouclier et une armure légère.

le légionnaire:javelot (2 mètres); épée courte, bouclier rectangulaire cuirasse en lanières de cuir, avec un carré en fer sur la poitrine faisant office de pare-flèches, casque en métal protégeant nuque et joues,

le vélite(le soldat le plus pauvre) bouclier rond épée courte,, casque de cuir, javelot.


3. La vie d'un soldat professionnel sous l'empire

Un soldat parcourait en moyenne 30 kilomètres avec 40 kilos sur le dos.

Un soldat vivait soit dans un camp de route monté et démonté quotidiennement, soit dansle camp fixe qui est une base et un relai pour les armées romaines. Tous les camps étaient rectangulaires à proximité d'un point d'eau. Il comportaient un atelier qui réparait et fabriquait des armes.. Au milieu du camp se trouvait la tente du général qui avait le droit de vie ou de mort sur ses soldats. Les légionnaires avaient pour toute nourriture des galettes de blé avec du lard et du fromage et de l'eau mélangée avec du vinaigre pour se désaltérer.

Plus tard l'armée romaine devint une armée de métier.Au bout de vingt six ans de loyaux services, les soldats avaient le choix entre un lopin de terre et une récompense en argent, avec en plus, pour celui qui ne l'était pas, la citoyenneté romaine.


Section 5: Hommes célèbres

XXV SCIPION L'AFRICAIN (235 av J.C-183 av J.C)


1. Un soldat extraordinaire

Scipion l'Africain appartient à une haute famille patricienne, dont presque tous les ancêtres remplirent des fonctions publiques importantes. Scipion l'Africain est né en 235 av J.C d'un général romain Publius Cornelius Scipion.

Il débute dans la politique très jeune à l'âge de 22 ans comme édile, bien qu'un édile doivent avoir au moins 31 ans pour exercer. Un an plus tard en 212 av J.C son père et son oncle tombent sur le champ de bataille en Espagne contre Hasdrubal le frère du général Hannibal qui menace Rome. Scipion est alors nommé à sa demande proconsul d'Espagne par le Sénat et chargé de mener la guerre dans ce pays. Il fait preuve d'un génie militaire peu commun. En trois ans il a balayé les armées carthaginoise du pays et est arrivé à Carthagène le pôle en Espagne des forces de Carthage, alors délaissée par l'armée Carthaginoise qui campe près des rives du Tage. Il obtient une victoire facile sur la ville. Le Sénat prolonge son commandement en Espagne ce qui lui permet de balayer ce qui reste des carthaginois dans le pays et d'asseoir le pouvoir de Rome dans la région.

Il décide alors avec le soutien du peuple de porter la guerre en Afrique pour faire quitter à Hannibal l'Italie. Le Sénat s'y oppose tout d'abord mais finit par accepter.

Comme il l'a prévu, Hannibal quitte en toute hâte l'Italie avec son armée pour aller à la rencontre de Scipion. Scipion écrase l'armée d'Hannibal en 201 av J.C lors de la bataille de Zama.

.Puis Scipion mène la guerre en Syrie contre Antiochus. Grâce à lui la Syrie devient province romaine. Il réprime les révoltes en Grèce dirigées contre les romains.

Mais lors de ses dernières années, nombre de sénateurs et de patriciens (et particulièrement Caton le Censeur),jaloux l'accusent de détournements de fond. On lui intente un procès. Mécontent, Scipion quitte Rome pour aller s'installer dans une villa en Campanie au nord de Cames où il meurt en 183 av J.C, âgé de 52 ans.


XXVI Caius Marius (157 av J.C-86 av J.C)


1. Ses origines

Né près d'Arpinum en 157 av J.C, Caius Marius était d'origine plébéienne. Il commence sa carrière auprès de Scipion Emilien en 133 av J.C en Espagne. Il devient Tribun de la plèbe en119 av J.C, préteur en 116 av J.C. Il est nommé une première fois consul en 107 av J.C

2. La victoire sur Jugurtha

En 105 av J.C Rome était aux prises avec un roi de Numidie, Jugurtha. Depuis plusieurs année la guerre traînait à cause de la corruption des hauts fonctionnaires romains par ce roi.

Marius fut nommé lieutenant auprès de Matellus, un consul qui commandait alors en Afrique. Il gagna rapidement l'estime de tous les soldats. Seul le consul qui était d'origine patricienne le méprisait pour ses origines plébéiennes et l'humiliait par de menus vexations. Marius sollicita son congé pour se présenter aux élections consulaires mais Matelllus ne le laissa partir qu'à douze jours des élections pour lui ôter toutes chances. Mais Marius avec le soutien de la plèbe parvint à devenir Consul. Il repartit en Afrique avec le pouvoir suprême, pour mener à bien la guerre de Numidie. En quelques mois, Marius avait définitivement vaincu Jugurtha et l'avait fait prisonnier avec l'aide de son jeune lieutenant Lucius Cornelius Sylla. Il reçut à Rome les honneurs du triomphe

3. Ses réformes militaires

Un an après, Marius réforma l'armée romaine. Il porta le nombre de soldats d'une légions de 4200 à 6000 et abolit la subdivision en trois lignes. Il répartit la légion en 10 cohortes de 600 hommes, elles-mêmes divisées en trois manipules de 200 hommes comprenant deux centuries de cent hommes.

Marius remplaça aussi le petit bouclier rond en fer par un grand bouclier rectangulaire en bois et en peau de bœuf.

Mais la plus grande réforme de Marius concernant l'armée fut pour le recrutement. Jusque là les soldats de profession n'existaient pas. C'était des citoyens riches qui étaient recrutés parce qu'il fallait payer l'équipement. Marius laissa entrer des citoyens pauvres pour en faire des soldats professionnels rétribués par le général.

4. Le vainqueur des Teutons et des Cimbres

Depuis l'an 113 av J;C deux peuples barbare venant du nord étaient rentrées en Italie par les Alpes. Il s'agissait des Teutons et des Cimbres.

Toutes les armées romaines qui avaient tenté de les arrêter avaient été vaincues. En une seule bataille 60000 Romains avaient trouvé la mort.

Devant ce nouveau péril le Sénat fit appel à Marius. En l'an 102 av J.C Marius avec l'armée, qu'il avait commandée en Afrique, fit face au danger. En deux jours de bataille il remporta la victoire, 100000 barbares trouvèrent la mort et autant furent fait prisonniers.

De retour à Rome Marius eut droit à un triomphe splendide.

5. Ses échecs politiques

Marius fut élu consul pour la sixième fois en l'an 100 av J.C. Mais plus doué sur les champs de batailles que dans les discussions avec le Sénat, Marius fit de graves erreurs qui lui firent perdre la sympathie du peuple. Il se retira un temps de la politique espérant se réhabiliter.

Les années qui suivirent, Rome dut guerroyer contre les populations Italiques, anciennes alliées des romains. L'ancien lieutenant de Marius, Lucius Cornelius Sylla fut chargé de rétablir la paix. Il y réussit parfaitement et le Sénat le chargea d'une mission encore plus importante : vaincre Mithridate.

Mais Marius ne put supporter que l'on ai confié ce commandement à quelqu'un d'autre que lui. Par un vote du peuple il fit briser le commandement de Sylla. Furieux Sylla rentra à Rome à la tête de ses hommes. Il trouva les troupes de Marius aux portes de la cité. La guerre civile éclata. Sylla en sortit vainqueur. Marius prit la fuite en Afrique. Puis Sylla reprit sa mission, il remporta de brillantes victoires.

Pendant ce temps Marius revint à Rome à la tête de ses troupes. Il fit tuer ou exiler les amis de Sylla, fut nommé consul une septième fois, exerça le pouvoir, et mourut quelques mois plus tard à l'âge de 71 ans en 86 av J.C


XXVII POMPÉE (106 av J.C-48 av J.C)


1. Les débuts de Pompée

Cneius Pompée est né à Péluse en 106 av J.C. Il devient partisan de Sylla, et écrase les partisans de Marius en Sicile et en Afrique. Vainqueur de Lépide, il gouverne l'Espagne de 77 av J.C à 71 av J.C ou il met fin à une révolte menée par Sertorius. Puis regagnant l'Italie, il écrase avec l'aide de Crassus en 71 av J.C la révolte des esclaves menée par Spartacus. Il fait crucifier le long de la voie Appia 6000 esclaves révoltés.

En 70 av J.C, il est consul avec Crassus. Il est le chef suprême de l'armée, et avec une flotte de 500 navires, il détruit les navires pirates qui écumaient la Méditerranée en 67 av J.C. En Orient il vainc Mithridate, et annexe comme provinces la Bithynie, le Pont et la Syrie.

2. Le premier triumvirat

En 60 av J.C il forme avec Crassus et César dont il épouse la fille Julie le premier triumvirat. Renouvelé quatre ans plus tard, Pompée obtient le commandement de l'Espagne, de l'Afrique, et de Rome. Crassus meurt tué par les Parthes, et César s'engage dans la guerre des Gaules.

3. La guerre contre César et la mort de Pompée

Profitant de cette situation, Pompée se fait nommer par le Sénat consul unique en 52 av J.C après avoir réprimé les émeutes de Rome et fait déclarer César hors la loi en 49 av J.C. Jules César franchit le Rubicon et marche sur Rome, mais Pompée a fuit en Grèce ou l'attendent des hommes et des réserves. Pendant ce temps César met en déroute les partisans de Pompée en Italie et en Espagne avant de retourner à Rome se faire nommer consul. Puis Jules César débarque en Grèce écrase les armées de Pompée à Pharsale en Thessalie pendant l'année 48 av J.C et brûle ses archives. Pompée fuit en Égypte ou le roi Ptolémée XIII le fait assassiner le 28 septembre et apporte le 2 octobre sa tête à César sur un plateau. César se serait indigné de cette acte de barbarie.

Ses fils tentent de le venger mais il sont défaits par César en Afrique en 45 av J.C. Cneius est tué mais Sextus fuit et s'empare en 43 av J.C de la Sardaigne, de la Corse et de la Sicile. Il est tué par Antoine en 35 av J.C à Milet, neuf ans après la mort de César.


XXVIII CÉSAR (101-44 av J.-C.)

1. La première partie de son existence

Jules César est né en 101 av J.C dans une famille alors en pleine ascension politique. Sa tante avait épousé le célèbre Marius, consul sept fois. Son oncle fut consul en 91 av J.C. Son père mourut assez jeune, sans doute de maladie, en 86 av J.C. César commence son ascension politique sous la protection de ses oncles des alliés de Marius. Marius mort, c'est son lieutenant C